L’harmonieux Monsieur Monnier

Ceux qui côtoient François Monnier saluent sa générosité et sa joie de vivre. Son principe en tant que formateur, c’est d’aimer ses participants car, affirme-t-il, on ne peut pas faire ce métier sans aimer les gens. Il a beaucoup apporté à l’Arformation, depuis sa création. Jusqu’à son dernier mandat. Portrait de celui qui regarde le futur avec sérénité, comme il l’a toujours fait.

Signes particuliers

A ses côtés dans la vie, sa complice de toujours, Anne-Lise, son épouse. «Il y a cinquante-deux ans que ça dure et nous nous réjouissons de la suite.» A ses côtés également, Basilic, le petit chien de sa fille. Quand François ne forme pas, le plus souvent il cuisine. «C’est ma détente et ma joie. J’aime recevoir mes amis autour d’une table gaie et détendue. J’aime aussi les bons vins qui vont avec.» Ce qu’il apprécie beaucoup moins dans la vie: la manipulation; bien que, comme tout formateur qui se respecte, il avoue en faire un large usage. Peu non plus porté sur l’introspection personnelle «Qui suis-je? Pourquoi je suis là? D’où me vient ce trait de caractère?… Bref, le psy de ma personne m’intéresse peu. Je préfère le passage à l’action.»

Son objet fétiche

Pas d’attachement particulier aux objets, sauf à sa plume Caran d’Ache, car il aime écrire aux autres.

Son parcours

Huit ans chez IBM, dix chez Nestlé, dix encore à la Société de Banque Suisse, où il est responsable de la formation des cadres jusqu’à la fusion avec l’UBS. En 1999, il devient consultant indépendant en formation et management, un métier dont il a eu la vocation très jeune: «A l’âge de 14 ans, j’ai commencé à donner des leçons d’équitation. Je voulais apprendre aux gens à être quelqu’un sur leur cheval, comme dans leur vie. C’était mes premiers cours d’affirmation de soi.»

Sa façon de travailler

Favorable au partage des ressources: «On n’a jamais rien inventé en formation. C’est le plus grand supermarché du monde!» Sa règle en formation: 20% de découverte, puis 80% d’exercices pratiques. «J’ai toujours souhaité créer et utiliser des vidéos avec des saynètes explicites de situations relationnelles. A partir de cette base, on analyse et on met en pratique.»

L’Arfor et lui

Participe à la création de l’association, lors de la fusion des sections cantonales d’AFORE, et notamment à l’émergence de l’Arformation, qu’il n’a pas quittée depuis. A l’initiative, dans le cadre de l’Arfor, du premier exposé en Suisse Romande sur une nouvelle approche comportementale d’affirmation de soi (années 80). Egalement animateur des 4 jours du cours FFA-BF-M1 sur le «formateur relationnel», pour ceux qui préparent le brevet fédéral.

Ce qu’il retiendra de l’Arfor

Les bons moments avec les collègues, les échanges, l’enrichissement au contact des autres. «Une des forces de l’Arfor, c’est cette connivence et cet engagement de tous à la réussite des objectifs de l’association.»

Un projet qui lui tient à coeur

Continuer à cultiver l’amitié. «Pour le reste, c’est bien connu, les retraités n’ont jamais une minute de libre.»

Propos recueillis par Isabelle Inzerilli

Merci, François

Au nom des anciens et des actuels membres, nous adressons un chaleureux remerciement à notre cher François pour sa grande implication au sein de la commission Arfomation.

Fin gourmet et excellent cuisinier, il sait à merveille associer divers ingrédients et en extraire toutes les saveurs, afin de ravir les papilles de ses convives.

Excellent formateur et membre émérite de la commission, il sait manier les nouveaux outils de formation, tout en préservant quelques recettes qui font toujours le succès de ses interventions.

Le 4 novembre 2016, François a dispensé son dernier cours pour l’Arfor. Mais nous espérons encore pouvoir le rencontrer lors des manifestations ou assemblées de l’association afin qu’il nous régale de ses qualités humaines et nous fasse bénéficier de sa riche expérience.

À bientôt et merci, cher François!

Jean-Pierre Besse

Parution
Agora n°14
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À l'honneur
Auteur
La rédaction