Interview émotions de Danielle «Dee» Libine, Chief Encouragement Officer, Libine Deelee Consulting qui anime l’atelier « Vendre sa formation sans stress »

Cette interview a été faite en mode «émotions» car c’est ce qui m’intéresse dans les personnes que je rencontre. Quand on parle des émotions de base, chacun a un souvenir qui lui revient en mémoire, ou un contexte particulier dans lequel elles se réveillent. Posons la question à Dee.

Qu’est-ce que les émotions pour toi?

Les émotions c’est la vie – sans émotion, la vie perd toute dimension!

Qu’est-ce qui te surprend le plus au jour le jour?

Professionnellement, c’est le nombre de personnes qui ne se donnent pas la permission de réussir. J’entends trop souvent des gens dire «J’aimerais bien faire ceci ou cela, mais je n’ose pas» ou «J’aimerais bien… mais…».

Personnellement, c’est la bêtise et la méchanceté. Alors que pour beaucoup de personnes, la surprise est une pré-émotion qui est suivie par de la colère, de la tristesse ou de la joie, selon le contexte. Moi dans ces cas, j’en perds mon latin, je reste sans voix, à ne pas savoir que faire face à ce type de comportement.

Y a-t-il des choses qui t’attristent?

Je suis rarement triste pour moi. Mais ce qui me rend triste, c’est quand les gens ne peuvent pas continuer leurs activités professionnelles à cause d’un échec, parce qu’ils ont tout perdu.

Sinon, c’est la violence contre les femmes et les minorités. Dans ce cas-là, la tristesse se mélange à de la colère. Mais je suis très touchée et triste pour la «victime».

Parle-moi des choses qui te mettent en colère.

Déjà, il y a trop de publicités mensongères qui font croire aux gens que c’est facile de réussir et de devenir riche. Ce n’est pas vrai et ça m’énerve. Pour moi, les gens qui véhiculent ces messages sont des profiteurs qui jouent de la crédibilité des gens. On sait tous par exemple qu’on ne devient pas CEO d’une compagnie par magie… donc pourquoi en serait-il différent pour les indépendants?

Et autre chose qui me met hors de moi, ce sont les gens qui mettent les autres dans des boîtes. Les préjugés. Et aussi la violence contre les personnes plus faibles ou les animaux. Ça me donne envie d’intervenir… Je ne peux pas rester là et rien dire ou faire.

Si je te dis «peur», qu’est-ce qui te vient à l’esprit?

Depuis l’enfance, ma plus grande peur, c’est de perdre du temps à faire des choses qui ne me nourrissent pas… A 7 ans, à l’école du dimanche, je me suis fait renvoyer parce que je posais trop de questions, je dérangeais, mais j’avais déjà besoin de savoir à quoi ça servait d’être là, à écouter tout ça.

Aujourd’hui j’ai très peur d’arriver à la fin de ma vie et me dire «j’aurais dû ou pu faire ça, mais je ne l’ai pas fait». La peur de manquer une expérience. Que la vie soit trop courte.

Finissons par la joie. Raconte-nous ce qui te rend vraiment heureuse.

Ça peut sembler bizarre, mais à chaque nouveau job, quand je fais ma première vente, je ressens une joie intense. Pas pour l’argent, mais pour la consécration du travail accompli. Quand on lance une idée en tant qu’indépendant, cette première transaction est la validation de tout le processus. Et je le ressens pour moi autant que pour mes clients. C’est un peu comme un puzzle qui prend forme.

Personnellement, c’est avant tout ma famille, le sourire de mes enfants, mes animaux… et ensuite c’est d’être sous la douche! C’est mon «endroit à moi» où je me sens super bien. En fait c’est l’eau, en général, qui me rend heureuse. Quand j’ai besoin de me ressourcer, si je peux marcher près de l’eau, le lac par exemple, ça m’apaise et me remplit d’énergie!

Propos recueillis par Aurore Donné

Parution
Agora n°18
Catégorie
Métier
Rubrique
Dossier spécial Agora de la Formation
Auteur
La rédaction